CHAPITRE 15

Journal d'Alicia – le 22 décembre 2006

Voilà bien des mois que je t'avais délaissé, Cher Journal. Mais compte tenu des événements des dernières vingt-quatre heures, je me sens le besoin de te confier l'incroyable aventure qui m'est arrivée.

Retour donc en arrière : mercredi 21 décembre. Une journée qui débute comme les autres. C'est mon dernier jour au bureau avant une pause de deux semaines. Mais surtout, aujourd'hui, c'est mon anniversaire. Mais je ne l'ai pas dit aux garçons. J'espère juste avoir un appel d'Eva. Elle ne m'a jamais oubliée ces 15 dernières années. Il n'y a donc aucune raison qu'elle m'oublie cette année.

J'arrive au bureau. Tout est calme. La plupart de mes collègues sont déjà en vacances. Il me reste encore quelques bricoles à régler, mais vraiment pas grand-chose. J'espère pouvoir quitter le bureau plus tôt que prévu. Je sais pourtant qu'il n'y aura personne pour m'attendre à la maison. Georg et Gustav sont déjà partis dans leurs familles pour les fêtes de fin d'année. Il ne reste que Bill et Tom qui avaient encore quelques trucs privés à faire sur Hamburg.

11h30 : on frappe à ma porte. A ma plus grande surprise, je vois Bill entrer dans le bureau. Il a les cheveux cachés sous une casquette, sans maquillage, au naturel. Normal, c'est un jour off pour lui. Pas besoin d'artifices. Le vrai Bill Kaulitz peut donc prendre le dessus. J'aperçois Saki qui l'attend dehors. Bill est donc en day off mais il a tout de même besoin des services de Saki. Etrange. Il s'approche de mon bureau, me demande d'éteindre mon ordinateur et me prie de le suivre. Je ne comprends pas où il veut en venir. Je lui explique que j'ai encore du boulot. Il me répond que cela peut attendre, que l'on a pas de temps à perdre, qu'il faut y aller maintenant. Je m'exécute donc, et je le suis hors du bureau. Je salue Saki, et nous sortons tous les trois des bureaux d'Universal.

Un van noir nous attend devant l'immeuble. Je m'installe à l'arrière, Bill se met à coté de moi. Saki va à l'avant. Je tente de questionner Bill, mais il ne me dit rien. Il se contente de me regarder en souriant, puis regarde par la fenêtre. J'essaye de deviner ce qui se passe, mais je n'y comprends rien de rien.
Le van se dirige à présent en direction de l'aéroport. Je me pose de plus en plus de questions. Où m'emmène-t-il ?
Nous passons directement au bureau de contrôle des passeports. J'en conclus que nous ne venons pas à l'aéroport pour y accueillir quelqu'un mais pour partir nous-mêmes quelque part. Bill me tend mon passeport ; il avait donc tout prévu. Comment et où l'a-t-il d'ailleurs trouvé mon passeport ?? Nous traversons l'aéroport de Hamburg, et nous nous arrêtons à la porte B15. L'écran indique Miland – Milano. Commence alors un grand interrogatoire, mais ni Bill ni Saki ne vendent la mèche. Tu verras, qu'ils me disent. C'est une surprise.

Je les cuisine comme je peux pendant le vol, mais je n'arrive à obtenir aucune information. Ils sont tous les deux muets comme une tombe. Enfin, nous discutons, mais ils évitent de répondre aux questions concernant le pourquoi de ce voyage. Je m'inquiète de voir que je ne suis qu'avec Bill. La situation est loin de me déplaire, c'est vrai, mais je me demande pourquoi les autres ne sont pas là.

Nous atterrissons à Milan en début d'après-midi. L'air y est encore plus doux qu'à Hamburg. On se croirait au printemps, et non au premier jour de l'hiver.
Un taxi nous attend. Il nous emmène dans le centre la ville et nous dépose devant un grand hôtel 4 étoiles. Ainsi donc nous allons passer la nuit à Milan. Et dire que je n'ai ni brosse à dent, ni pyjama, ni même une culotte de rechange pour demain. Bill non plus d'ailleurs ; je me rends compte qu'il n'a pas pris de sac de voyage. Mais quelle est donc le but de ce voyage ??

Apres avoir fait un check-in express, nous nous rendons à pied au Dôme, sur la place centrale, et nous nous asseyons sur une terrasse et commandons une glace. C'est si étrange de se retrouver dans un lieu public avec Bill, en parfait incognito. Il a l'air content de pouvoir décompresser un peu et de pouvoir enfin être un touriste comme un autre. Je découvre un Bill souriant et décontracté ; je ne l'avais encore jamais vu comme cela. Même à la maison, il n'arbore pas un tel sourire.
J'évite de trop le regarder, de peur qu'il ne commence à se douter de quelque chose. Nous discutons, nous rigolons tout en mangeant notre glace. J'en oublie presque que Saki est là avec nous. Il nous observe en silence. Je me demande bien ce qu'il pense en ce moment.

Vers 18h30, nous reprenons un taxi. Bill me tend un foulard et me demande de me bander les yeux. Cela fait partie de la surprise, me dit-il avec un sourire à damner un dieu. A nouveau je m'exécute. Je sens le taxi en mouvement, mais je n'ai aucune idée où nous nous rendons. Tout ce petit scenario commence sincèrement à m'intriguer, voir presque à m'inquiéter. Mais qu'a-t-il bien pu manigancer ?
Ne pouvant voir l'heure qu'il est, je ne saurais dire à quelle heure nous sommes arrivés à destination. Mais je pense que nous avons du rouler pendant une bonne demi-heure, voir plus.
J'espérais pouvoir me débarrasser de mon foulard, mais non. Bill me tend la main et me dirige. J'entends du bruit autour de moi, des gens qui discutent. J'essaye d'écouter les discussions autour de moi, mais nous avançons trop rapidement pour que je puisse comprendre quoi que ce soit. Enfin, nous nous asseyons. Bill est à ma gauche. Quant à Saki, il nous dit qu'il est plus loin mais qu'il est là si il y a un problème, qu'on a qu'à lui faire un signe.

Je ne vois pas Bill, mais je sens qu'il est nerveux. Il n'arrête pas de taper du pied parterre. Je sens la vibration sur mon siège. Je lui demande ce qu'il y a. Il me répond qu'il ne reste plus que quelques minutes avant que je ne découvre ma surprise et qu'il a peur que cela ne me plaise pas. Mais je n'ai pas le temps de lui répondre. J'entends des cris autour de moi, et un bruit de basse prend possession des lieux.

Bill détache mon foulard. J'observe les lieux. Il fait noir. Il y a une grande scène devant nous. Des personnes en longues capuches noires défilent sur le devant de la scène. Je cherche des indices, mais je ne vois rien, il fait trop noir. Puis tout d'un coup, un début de mélodie :

... ice cream ice cream, we all want ice cream...
LIEN VIDEO


Je sens que Bill me regarde. Il doit être en train de sonder ma réaction. Je n'ose pas le regarder.

J'ai une idée de l'endroit où je me trouve, mais je ne me prononce pas tant que je ne l'aurais pas vue.
Le rideau tombe. Elle est là, en haut de la scène. Je suis médusée, pétrifiée sur place. Je n'arrive pas à y croire. Tout se bouscule dans ma tête. Bill m'a emmenée à Milan pour voir p !nk, ma chanteuse préférée, le jour de mon anniversaire !!! Comment diable a-t-il su ?? Comment diable a-t-il pu obtenir des billets dans le carré VIP ?? J'ai l'impression d'être en plein rêve. Je sens toujours le regard de Bill sur moi. Il doit se demander pourquoi je ne me retourne pas vers lui. C'est que je ne peux pas le regarder en face. L'émotion est trop forte. Des larmes de joie s'échappent et coulent sur mes joues. Je ne veux pas qu'il me voie dans cet état. Mais trop tard ... Il se penche à mon oreille, et me demande si ca va. Je me retourne. Il voit alors mes yeux brillants. Il me sourit. Je vois de la compréhension et surtout de la joie dans ses yeux. Il sait maintenant que sa surprise m'a fait plaisir.


Pendant les 90 minutes qui suivent, je n'ai de yeux que pour p !nk. Plus rien autour de moi n'existe, même pas Bill. Je profite du moment présent, chantant, dansant, hurlant.
Les chansons s'enchainent à un rythme fou, p !nk chauffant de plus en plus la salle.
Vient enfin un moment clé du spectacle : Fingers. Je suis impatiente de voir comment elle va bien pouvoir mettre cette chanson en scène. A part le faire à la « Like a Virgin » comme Madonna, je ne vois pas ce qu'elle pourrait faire d'autre. Et pourtant ... elle surpasse mes attentes. Elle se met sur le devant de la scène, se déshabille, et commence à danser en ce tenant à un filet. Quelle sensualité, quel érotisme. Je ne suis pas un mec, pourtant je sens l'excitation me gagner. Cette fille est une torche brulante. Si seulement je pouvais lui ressembler, physiquement et mentalement. Je me demande bien ce que Bill pense et ressent à la vue de ce spectacle. Je me retourne vers lui rapidement ; il ne voit même pas que je le regarde. Ses yeux sont rivés droit devant. Il doit effectivement être en train de prendre son pied à la regarder se trémousser dans son filet. Il est peut-être plus coquin que je ne le pensais.
P !nk termine « Fingers » par des acrobaties incroyables dans les airs. Son filet doit être à 3-4 mètres du sol au moins, et elle se balance, se laisse tomber pour ensuite se rattraper avec les jambes. Je n'avais jamais rien vu de pareil.

LIEN VIDEO FINGERS

A la fin du concert, je suis sur une autre planète. J'ai quitté la croute terrestre pour une planète rose située à mille lieux de notre système solaire. J'ai une folle envie de sauter au cou de Bill pour le remercier, mais je refreine mon ardeur. Je me contente de lui faire un gros bisou sur la joue. Le pauvre, il a la joue toute rouge tellement j'ai appuyé en faisant mon bisou. Il me dit qu'il n'est pas le seul responsable de cette surprise. Que c'est surtout grâce à Tom si nous sommes ici. J'en connais un qui va avoir droit à un gros bisou et à un interrogatoire à mon retour. Je ne sais toujours pas comment ils ont su pour p !nk. Mais bon, passons ...

C'est donc la fin du concert. Saki nous rejoint. Nous nous dirigeons vers la sortie, mais Bill me retient par la main et m'entraine vers la scène. Je n'oppose aucune résistance. Je le suis. Je me dis qu'il veut surement observer la scène de plus prés, histoire de prendre quelques informations pour la prochaine tournée.
Nous contournons la scène. Nous sommes maintenant devant les barrières protégeant l'accès à l'arrière de la scène. Bill tend une lettre au type de la sécurité, lequel nous ouvre les barrières et nous demande de le suivre. Je commence à me douter de ce qui va se passer. J'ai les jambes qui flanchent, les mains moites. Oh mon Dieu...
Nous passons devant un miroir. Je me regarde rapidement, m'assurant que ma coiffure est en ordre et que mon mascara n'a pas trop coulé pendant le concert.
Le type de la sécurité nous laisse devant une loge... devant ... SA LOGE !! Oh mon Dieu, je sens que je vais faillir. Bill m'invite à toquer. Mais je ne peux pas, je suis trop sous le coup de l'émotion. Il toque à ma place. De l'intérieur, j'entends sa voix : Come in !
Bill ouvre la porte et me pousse à l'intérieur.
P !nK : Hey you ! What's up ? I assume you are Alicia. Nice to meet you.
Sur le moment, je suis tellement heureuse de la voir que je ne me rends même pas compte qu'elle vient de m'appeler par mon prénom. Voyant que je ne réponds pas, elle continue de parler, probablement pour me mettre à l'aise.
P !nk : You know, this guy must really love you. You wouldn't believe how far he went to make this happen. But when he told me it was your birthday, and that you were called Alicia, almost like me, I could only accept to meet you.
Je suis bleuffée. Elle connait mon prénom, et elle sait que c'est mon anniversaire. Je regarde Bill qui me fait de grands sourires. Il n'a absolument pas capté ce que p !nk vient de me dire. J'avoue que moi-même j'ai de la peine à le croire. « Ce gars doit vraiment t'aimer. Tu ne peux même pas imaginer ce qu'il a fait pour rendre cela possible ». J'ai effectivement de la peine à imaginer. Déjà, comment a-t-il su pour mon anni ? Ensuite comment a-t-il su pour p !nk ? Et enfin comment a-t-il pu organiser tout ca alors qu'il n'arrive pas à ligner deux mots de suite en anglais ? La grand question qui me trotte dans la tête est surtout « qui ? ». En effet, je suis là avec Bill, mais il m'a dit plus tôt dans la journée que l'idée venait de Tom.
J'échange quelques banalités avec elle (bravo pour le concert, à quand une nouvelle tournée, ...) puis vient le moment magique de la séance de photos. Je dis bien séance, car nous ne nous sommes pas contentées d'en prendre une seule. Je lui ai promis de mettre les photos sur son myspace une fois que je les aurai downloadées sur mon PC.

Sur le chemin du retour vers l'hôtel, je suis toujours sur mon petit nuage. J'ai des étoiles plein les yeux ; je ne crois pas que je vais pouvoir fermer l'½il de la nuit.
Je quitte Bill et Saki , leur souhaite bonne nuit, et rentre dans ma chambre. Je n'ai même pas le temps d'allumer la lumière que là ... surprise... Je vois un gâteau avec des bougies scintillantes sur la petite table. Je me rapproche, quand j'entends la voix de Bill derrière moi entonner un « joyeux anniversaire » en français. Je me retourne. Bill n'est pas seul. Dans le chambranle de l'entrée, je reconnais la silhouette d'Eva. Je ne peux retenir mon émotion. Je fonds en larmes et je saute dans les bras d'Eva.
Bill et Saki rejoignent leur chambre, me laissant seule avec Eva. Nous passons la nuit à discuter. Sa carrière s'annonce bien. Elle est en ce moment à Milan pour présenter la nouvelle collection estivale Armani, ce qui explique sa présence ici. Je la soupçonne d'être à l' origine de toute cette aventure, mais elle me répond que non, que tout vient de Tom. Que c'est lui qui l'a contactée afin de savoir quand j'avais mon anniversaire.
Nous nous quittons au petit matin, sans même avoir dormi. Nous nous promettons de nous revoir très prochainement. Idéalement pour le nouvel an, donc dans 10 jours.

Bill, Saki et moi retournons sur Hamburg. Je n'arrive toujours pas à y croire. Et en ce moment même, alors que j'écris ces lignes, j'ai toujours l'impression que tout ceci n'a été qu'un rêve. Alors je regarde la photo que j'ai mise tendrement dans un cadre au bord de mon lit, et je réalise la chance que j'ai. La chance d'avoir rencontré p !nk, bien sur. Mais surtout la chance d'avoir des amis comme Eva, comme Bill, et comme Tom. Je les aime tous à ma manière.

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SMS de Bill à Tom – Milan – 22 décembre 2006 – 1h14
Surprise OK. Alicia trop contente, si tu l'avais vue ! Eva est aussi venue. Dommage que tu ne sois pas là avec nous. A+
CHAPITRE 15

# Posté le jeudi 05 juillet 2007 07:24

Modifié le mercredi 15 août 2007 06:31

CHAPITRE 14

CHAPITRE 14
Comme à chaque fois qu'ils fignolaient une chanson ou qu'ils préparaient le lancement d'un nouveau disque, les garçons prenaient quartier dans un duplex en ville de Hamburg. Cela leur permettait de se rendre facilement et rapidement tantôt au studio d'enregistrement, tantôt aux bureaux d'Universal. Une femme de ménage venait s'occuper du grand nettoyage et du repassage une fois par semaine. Les repas étaient à leur charge. Pour la plupart du temps, ils ramenaient pizzas, hamburgers et kebabs ou se faisaient livrer à domicile. Parfois, Gustav se mettait aux fourneaux et leur préparait ses fameuses lasagnes quand leur emploi du temps le leur permettait.

Il avait été convenu qu'Alicia viendrait s'installer dans le duplex avec les garçons. L'appartement contenant 5 chambres, il en restait une de libre pour Alicia. Ainsi elle aussi serait proche des bureaux d'Universal, et auprès des garçons pour finaliser les derniers détails avant la sortie de « Zimmer 483 » et du premier single « Ubers Ende der Welt ».

Bien que partageant le même appartement, Alicia ne voyait pas beaucoup les garçons. En effet, ils avaient des horaires différents et n'arrêtaient donc pas de se croiser. Les journées d'Alicia commençaient de bonne heure le matin, avant même que les garçons ne soient levés. Il leur arrivait tout de même de se retrouver en fin de soirée dans le salon, et le weekend bien sur. Ils en profitaient alors pour discuter, regarder une vidéo ou se défouler sur une partie de jeu vidéo. L'ambiance était très intime et familiale.

Un soir, alors que tout le monde était déjà parti se coucher, Alicia se retrouva seule avec Bill dans le salon. La télévision était allumée, mais ni l'un ni l'autre ne la regardait. Alicia devait terminer un document pour le lendemain. Elle s'était installée sur la table à manger. Quant à Bill, il était assis sur le canapé, les jambes posées sur la petite table du salon, un calepin et un crayon dans les mains.

Alicia : Je vais me préparer une tasse de the. Je t'en fais une aussi ?
Bill : Volontiers. Attends je viens avec toi, j'ai un petit creux.

Et tous deux se dirigèrent vers la cuisine.
Bill : Il est bien tard pour travailler, non ? On te donne autant de travail que ca ?
Alicia : Disons qu'il y a eu beaucoup de laisser aller pendant mon absence, j'ai donc beaucoup de choses à rattraper. Mais ca va aller. Merci de t'en inquiéter. Et toi, comment se fait-il que tu ne sois pas encore couché ?
Bill : Je me sens d'humeur créative ce soir. Je travaille sur un texte pour une nouvelle chanson. Tom a déjà écrit la mélodie. Il ne manque plus que les paroles.
Alicia : Et de quoi parle ta chanson ?
Bill : Je n'ai pas écrit grand-chose pour l'instant. Ca me ferait plaisir que tu la lises et que tu me dises ce que tu en penses.
Alicia : Quel honneur ! Avec plaisir.


Ils prirent leur tasse de the, ainsi qu'un gros paquet de biscuits, et retournèrent au salon. Ils s'installèrent sur le canapé. Bill commença alors à chantonner doucement sa chanson en regardant Alicia droit dans les yeux :

In mir wird es langsam kalt ... Wie lang können wir beide hier noch sein ... Bleib hier ... Die Schatten wollen mich holen ... Und wenn wir gehen ... Dann gehen wir nur zur zweit ... Du bist alles was ich bin ... Und alles was durch meine Adern fliesst ... Immer werden wir uns tragen ... Egal wohin wir fahren ... Egal wie tief
Ich will da nicht allein sein ... Lass uns gemeinsam in die Nacht ... Irgendwann wird es Zeit sein ... Lass uns gemeinsame in die Nacht


Alicia le regardait chanter. Il lui semblait qu'elle pouvait lire son âme à travers son regard. C'était fou comme le visage de Bill pouvait s'illuminer dès qu'il se mettait à chanter. Alicia en avait la chair de poule.


Bill : Alors, qu'en penses-tu ?
Alicia : C'est magnifique. J'ai hâte de voir ce que cela donne avec une guitare en plus.
Bill : C'est vrai ? Ca te plait vraiment ? Tu ne me dis pas ca pour me faire plaisir ?
Alicia : Sincèrement, oui, ca me plait. Mais si j'ose te donner un petit conseil, tu devrais faire ce passage comme ca.

Et Alicia repris la mélodie à quelques petites variations près. Cette fois, ce fut au tour de Bill d'être impressionné.
Bill : Wow ! Je ne savais pas que tu avais un si beau timbre de voix.
Alicia : Merci. A chacun son petit secret... Bon, il commence vraiment à se faire tard. Je vais aller me coucher, sinon je ne vais jamais réussir à me lever demain matin. Bonne nuit !
Bill : Je vais rester encore un moment, voir si je trouve une suite pour le second couplet. Bonne nuit.


Alicia monta se coucher. A peine avait-elle fermé sa porte, que celle de la chambre de Tom s'ouvrit. Voyant qu'il y avait de la lumière dans le salon, Tom y descendit et trouva son frère affalé sur le canapé.

Tom : Pas encore couché ?
Bill : Et toi, déjà debout ?
Tom : J'arrive pas à dormir. J'en avais marre de me tourner et retourner dans mon lit. Tu fais quoi ?
Bill : Je cherche des paroles pour notre chanson.
Tom : Et ca donne quoi ?

Bill lui chanta ce qu'il venait de chanter à Alicia et lui expliqua comment cette dernière lui avait conseillé de chanter ce passage.
Tom : C'est qu'elle a l'air de s'y connaitre. Je me demande ce qu'elle peut bien nous cacher d'autre. C'est vrai, on ne connait pas grand-chose de privé sur elle en fin de compte.
Tom remarqua alors que le PC d'Alicia était resté sur la table à manger.
Tom : Parfait. Le meilleur moyen d'apprendre à connaitre quelqu'un, c'est de voir ce que cette personne a dans son PC.
Bill : Ca va pas la tête. C'est archi privé, ca. On a pas le droit de faire ca.
Tom : Allez Bill. Ca sera entre toi et moi. Elle ne se rendra compte de rien.... En plus, regarde, elle ne l'a même pas verrouillé. L'accès nous est donné... ce serait dommage de s'en priver.
Bill : Tom... non !


Mais il était trop tard. Tom était déjà en train de scanner le PC d'Alicia. Il trouva principalement des dossiers professionnels relatifs à Universal. Mais ce n'est pas ce qui l'intéressait. Il cherchait plutôt des photos, de la musique, des vidéos ainsi que les liens de ses sites favoris. Il ne tarda pas à trouver ce qu'il cherchait.

Tom : On s'était toujours demandé quel genre de musique elle aime. Maintenant on le sait.
Bill : On aurait simplement pu lui demander plutôt que de l'espionner comme ca.
Tom : Tiens... c'est quoi ca ? Y'a un dossier avec son nom. Voyons voir ce que ca donne.


Et Tom ouvrit le dossier. Il y trouva une chanson qu'il s'empressa de lire. La chanson s'intitulait « If » mais rien ne précisait le nom de l'interprète. En prime, il y avait les paroles de la chanson en attachement. Tom l'ouvrit également afin de pouvoir suivre les paroles en même temps que la chanson.


[ Je ne sais pas comment mettre un lien pour une chanson, alors en prime vous avez droit aux images. Mais imaginez que Bill et Tom, eux, ne font qu'entendre la chanson. Il n'y pas de video dans le PC d'Alicia ]


IF
Sittin over here ... Starin in your face ... With lust in my eyes ... Sure don't give a damn and ya ... Don't know that I've been dreamin of ya in My fantasies ...Never once you looked at me ... Don't even realize that I'm wantin you To fulfill my needs ...Think what you want ... Let your mind free ... Run free to a place no one dares to

How many night I've laid in bed excited over you ... I've closed my eyes and thought of us a hundred different ways ... I've gotten there so many times I wonder how bout you ... Day and night ... Night and day ... All I've got to say is

[CHORUS:]
If I was your girl ... All the things I'd do to you ... I'd make you call out my name ... I'd ask who it belongs to ... If I was your woman ... The things I'd do to you ... But I'm not ... So I can't ... Then I won't ... But ... If I was your girl

Allow me some time to play with your mind ... And you'll get there again and again ... Close your eyes and imagine my body undressed ... Take your time cuz we've got all night, oooh ... You on the rise as you're touchin my thighs and ... Let me know what you like ... If you like I'll go ... Down da down down down da down down ... I'll hold you in my hand and baby

You're smooth and shiny ... Feels so good against my lips sugar ... I want you so bad I can
Taste your love right now baby ... Day and night ... Night and day ... All i've got to say is

[CHORUS (2x)]

I've laid in bed excited over you ... One hundred different way I've thought ya ... Many, maaany ... (day and night, night and day) ... Allll I got to say is

[CHORUS (3x)]



Tom : Tu crois que.. ?
Bill : Affirmatif !! La voix de la chanteuse dans cette chanson ressemble comme deux gouttes d'eau à la voix d'Alicia quand elle chante.
Tom : Ca alors !! Elle écrit sa propre musique, de surcroit une super chanson, et elle la garde pour elle toute seule. Ca doit être dur de garder un tel secret. Pourquoi ne nous a-t-elle rien dit ?
Bill : Elle avait peut-être peur de la critique... Je ne sais pas. Je me demande bien ce qu'elle raconte dans cette chanson. J'y comprends pas grand-chose.
Tom : Attends, j'ai une idée... Babelfish va nous aider. Suffit de copier-coller les paroles, et le tour est joué.
Bill et Tom : Oh la vache !!
Bill : Je ne sais pas à qui elle pensait en écrivant cette chanson, mais c'est chaud.
Tom : Tu m'étonnes !! Elle cache bien son jeu, la coquine.
Bill : Le plus dur, c'est qu'on va devoir garder ca pour nous, sinon elle comprendra qu'on a regardé dans son PC. Va falloir qu'on attende qu'elle nous en parle.
Tom : T'inquiète. Je vais trouver le moyen de lui faire cracher le morceau. Imagine, elle a peut-être d'autres morceaux dans le genre cachés quelque part. Ca serait vraiment dommage qu'elle ne fasse pas profiter les autres de son talent.
Bill : Elle est vraiment incroyable.


Alors que Bill continuait d'exprimer ouvertement sa surprise et son admiration quant à cette découverte, Tom le regardait. Il savait qu'il avait en quelques sortes trahi la confiance d'Alicia en espionnant son PC de la sorte. Mais son acte avait suscité chez Bill une réaction à laquelle il ne s'était pas du tout attendu. Grace à Tom, Bill commençait à s'intéresser à Alicia. Tom connaissait suffisamment son frère pour savoir que ce soir-là, une petite étincelle venait de naitre dans le c½ur de Bill ...

# Posté le jeudi 05 juillet 2007 07:12

CHAPITRE 13

CHAPITRE 13
Tom regardait Alicia avec de petits yeux malicieux. Elle s'était enfin réveillée. Il n'attendait que cela. Il allait enfin pouvoir la couvrir de doux baisers, et pourquoi pas réitérer ses exploits de la nuit dernière.
La douceur des draps sur sa peau rappela à Alicia qu'elle était nue. Cette intimité, si proche et si nouvelle avec Tom, la mit un peu mal à l'aise. Elle le salua gentiment, tandis qu'il lui caressait le dos.

Alicia : Bonjour, toi !
Tom : Bonjour ! Bien dormi ?
Alicia : Comme un bébé.
Tom : C'est très agréable de se réveiller à tes cotés.


Et il la serra encore davantage dans ses bras. Au même instant, quelqu'un toqua à la porte. Tous deux se regardèrent, l'air paniqué. Tom se leva, enfila rapidement son caleçon qu'il avait laissé au pied du lit, et alla ouvrir. Soulagement : ce n'était que l'employé de l'hôtel qui apportait le petit-déjeuner. Tom prit le plateau, évitant ainsi que l'employé n'entre dans la chambre et ne voie Alicia nue dans le lit. Il déposa ensuite le plateau sur le lit.

Alicia : Wow ! C'est la première fois qu'on me sert le petit-déj' au lit...
Tom : Personnel de maison Kaulitz... le meilleur ;)


Alicia s'esclaffa de rire tandis que Tom se remit sous les draps. Il posa le grand plateau entre Alicia et lui. Alicia se remis droite dans le lit, tout en gardant une main sur sa poitrine pour éviter que le drap ne laisse entrevoir quoi que ce soit. Tom entama la discussion tout en tartinant son croissant d'une bonne couche de confiture :

Tom : Tu sais, la nuit dernière ... C'était vraiment bien. Je veux dire ...
Alicia : Je sais ce que tu veux dire. ..
Tom : Ouais, y'a pas de mal à se faire du bien une fois de temps en temps, non ?
Alicia : Exactement !
Tom : Mais il y a une chose qu'il faut mettre au clair. Toi et moi, c'est...
Alicia : Purement sexuel, oui !
Tom : Exactement !


Tom aurait tellement voulu lui dire qu'elle avait tort, qu'il y avait bien plus que ca, du moins en ce qui le concernait. Mais il n'eut pas le courage de le faire. A ce moment-là, il comprit que cette nuit serait la seule, ou du moins que s'il y en avait d'autres à l'avenir, qu'elles ne seraient jamais aussi passionnées que celle-ci l'avait été. Et cette pensée lui faisait mal. En même temps, il prenait conscience de ce que les autres filles d'un soir avaient bien pu ressentir lorsqu'elles s'étaient rendues compte qu'elles n'étaient qu'une passade d'une nuit. Pour une fois, la situation était renversée. Il n'en avait vraiment pas l'habitude.
Alicia reprit la discussion.

Alicia : Je pense que tu comprendras si je te dis que tout ce qui s'est passé dans cette chambre cette nuit doit rester entre toi et moi...
Tom : Zut alors... moi qui comptais mettre la vidéo de nos ébats sur internet, c'est raté !
Alicia : Toooom !
Tom : Je plaisante, je plaisante !!
Alicia : La situation est, disons, assez difficile comme ca. Tu es mon employeur, je te rappelle, et ce sont des choses qui ne devraient pas arriver... Surtout, je ne voudrais pas que les autres l'apprennent. C'est ce qu'il y a de mieux pour toi ... enfin surtout pour moi. Si Universal l'apprend, je serai virée sur le champ, tu comprends ?
Tom : Ne t'inquiète pas ! On ne vient pas te chercher à la maison pour que tu doives retourner à la case départ quelques jours plus tard. Ca sera notre secret.


« Un secret de plus » se dit Alicia. Et sur ce, elle se leva pour aller prendre sa douche. Tom s'empressa de la suivre, mais malheureusement pour lui, Alicia avait été plus rapide que lui, et elle avait déjà refermé la porte de la salle de bain à clé. Quel dommage ! Tom aurait bien aimé pouvoir lui gratter le dos, voir plus...

La douche fut pour Alicia comme une délivrance, comme un acte purificateur. Elle ne se purifiait pas de Tom, mais d'elle-même. Elle ne le rendait coupable d'aucun acte. Cela avait été elle, et elle seule, à avoir pris la décision initialement ; Tom n'avait fait qu'accepter sa proposition. Il ne se serait probablement rien passé si elle ne l'avait pas provoqué. Peut-être aurait-il tenté quelque chose, peut-être pas. Alicia savait que sous ses traits de dragueur se trouvait en fait un garçon très timide et peu sur de lui ; il n'aurait jamais osé faire le premier pas. Sur ce point-là, il ressemblait bien à son frère. Bill... que penserait-il s'il apprenait ce qu'il s'était passé entre ? Mieux valait ne pas y penser ; la pilule était déjà assez difficile à avaler comme ca sans encore rendre la situation plus complexe qu'elle ne l'était.

Tandis qu'Alicia prenait sa douche, Tom tentait de remettre un peu d'ordre dans la chambre. Des vêtements trainaient un peu partout, pêle-mêle, une chienne n'y retrouverait pas ses petits. Ils n'avaient dormi là qu'une seule nuit, pourtant la chambre ressemblait à un vrai champ de bataille.
Tom fut interrompu dans son élan par quelqu'un qui toquait à la porte.

Bill : Tom ? C'est Bill.
Tom : J'arrive.

Tom ouvrit la porte et découvrit un Bill avachi et déterré.
Tom : Ooh la, c'est pas la forme, toi. Entre !
Bill : Alicia n'est pas là ?
Tom : Si. Elle est sous la douche... Qu'est-ce qui se passe ? T'en fais une de ces têtes !!
Bill : D'après toi, qu'est-ce qui a bien pu encore m'arriver ?
Tom : Elle est partie ?

Bill acquiesça de la tête. Tom prit son frère dans ses bras et tenta de le rassurer.
Tom : Dis-toi que ce n'était pas la bonne. Que tu méritais mieux. Entre nous, ta Silke, bof quoi... Tu ne perds rien.
Bill : Ouais. Ca fait déjà je ne sais pas combien de fois que tu me le dis que ce n'était pas la bonne.
Tom : Qu'est-ce qui a foiré cette fois ?
Bill : Moi, comme d'habitude. C'est toujours et encore moi. Je commence à me demander si en fait je ne ferais pas mieux de tourner de bord.
Tom : Arrête tes conneries. Tu sais aussi bien que moi que tu n'es pas pédé.
Bill : Alors qu'est-ce que je dois faire ?
Tom : Sois patient. Ne précipite pas les choses. Et ca ira tout de suite mieux.
Bill : C'est l'hôpital qui se fout de la charité, là... Toi, tu me dis d'être patient ? A d'autres... Je suis un cas, j'te dis. Je ne suis pas normal.


Alicia, qui était sortie de la salle de bain, et qui n'avait entendu que la dernière phrase de Bill, s'invita dans la discussion.

Alicia : Je ne vois rien d'anormal. Deux yeux, deux oreilles, un nez, une bouche. Le compte est bon. Manque juste un beau sourire !
Bill : Bonjour Alicia !
Alicia : Bonjour Bill !! Ce qui doit paraitre le plus anormal ici, ce n'est surement pas toi, mais ma présence dans cette chambre. Mais au cas où tu ne le saurais pas...
Bill : .. l'hôtel était complet et vous avez du vous partager la chambre, ouais. Je suis au courant.
Alicia : Ah, ben si tu sais alors...
Bill : Bon, je ne vais pas vous déranger plus longtemps. Je retourne dans ma chambre finir mes bagages.


En partant, Bill reluqua Alicia des pieds à la tête. Difficile de s'en priver, elle ne portait qu'une serviette de bain la recouvrant uniquement de la poitrine aux mi-cuisses. Juste avant de partir, il lança à son frère :

Bill : On peut être tous les deux rassurés... J'aime les filles...
Et il referma la porte derrière lui.

Alicia : Qu'est-ce qu'il a ton frère ? Il n'avait pas l'air dans son assiette.
Tom : Le pauvre, il s'est retrouvé tout seul au réveil. Silke s'est barrée pendant la nuit. A défaut de ne pas avoir obtenu ce qu'elle cherchait.
Alicia : Ah, ca explique son air tristounet. Je suis désolée pour lui.
Tom : Ne le sois pas. C'était qu'une poufiasse. Et tu as le champ libre maintenant. Alors profites-en pour foncer. Attaque !!


Alicia feignit de ne rien avoir entendu. Elle était partagée entre deux sentiments bien distincts. D'une part, elle était contente d'apprendre que Silke était repartie bredouille. Ca l'aurait vraiment déçue de Bill si il avait été aussi faible pour craquer pour une bimbo pareille. De l'autre, le sentiment de culpabilité était revenu en force. Alicia savait très bien qu'en un certain sens elle avait reporté sa frustration de voir Bill et Silke ensemble sur Tom. Si elle avait su qu'il n'y avait en fait rien entre Bill et Silke, elle n'aurait probablement pas fait d'avances à Tom. Mais il était trop tard pour les regrets. Elle était de retour aux sources, et du travail l'attendait dans les semaines à venir. Mais elle était loin de penser que tant de choses arriveraient en si peu de temps ...

# Posté le jeudi 05 juillet 2007 07:06

CHAPITRE 12

CHAPITRE 12
Elle n'était plus là quand je me suis réveillé ce matin. La place à coté de moi dans le lit était froide lorsque je me suis retourné. Elle a dû partir bien avant le crépuscule. Partie sans un au revoir, sans un merci ; partie sans un mot.

Je me sens dévasté, perdu, si seul ... Des milliers de fans m'idolâtrent, et pourtant je dois être la personne la plus seule au monde en ce moment.

Je m'assieds au bord du lit. Je vois mon reflet dans le miroir. Je me fais peur à moi-même. Pas étonnant qu'elle soit partie. J'aurais probablement fait pareil si j'avais été à sa place.

Je ne lui en veux pas. Je n'en veux qu'à moi-même. Que pouvais-je bien espérer ? Ce que je peux être naïf parfois. Un vrai rêveur. N'empêche que la chute en est deux fois plus douloureuse.

Mais qu'est-ce qui cloche chez moi ? Pourquoi est-ce si difficile pour moi de développer une vraie relation sérieuse avec une fille ? J'en viens à me dire que je devrais peut-être commencer à faire comme mon frère. Une par soir, sans sentiment, sans lendemain. Mais avant d'en arriver là, faut déjà que je le fasse au moins une fois, et c'est pas gagné d'avance.
J'imagine que c'est ce qui l'a faite partir. Elle a eu peur de mon inexpérience. Ou plutôt de ma réticence à passer à l'acte. J'imagine qu'une fille accepte une fois, deux fois d'être rejetée. Mais cette troisième fois a été de trop. Elle ne m'a pas compris.

Elle doit s'en poser des questions sur ma sexualité. Et j'avoue que je commence à m'en poser aussi, moi, des questions. Suis-je normal ? Suis-je peut-être homo sans le savoir ? Non, je le saurai. Je regarderais les garçons, pas les filles. Je peux me rassurer de ce coté-là. Mais en même temps, je n'ai pas encore réussi à trouver la fille qui me donnerait envie d'aller plus loin. C'est ce qui m'inquiète. Vais-je la trouver un jour ? Qui est-elle ? Est-ce que je la connais déjà ? Que de questions sans réponses. Et en attendant, je suis toujours aussi seul ...

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Un rayon de lumière perce à travers le rideau. J'ouvre les yeux. Mais avant même de la voir, je sais qu'elle est encore là, que je n'ai pas rêvé. Je la sens contre moi, brulante et nue comme pierre au soleil. J'ai une folle envie de la retourner et de l'embrasser, mais je me retiens. Je me contente de la regarder dormir. Elle a l'air si paisible, je ne voudrais en aucun cas la réveiller.

Je repense à la nuit que nous venons de passer ensemble. Une nuit que je ne suis pas prêt d'oublier. En une nuit, elle a réussi à me faire oublier toutes les autres. Il n'y a plus qu'elle, plus que moi, plus que nous. Le monde nous appartient.

J'ai ce sentiment indescriptible qui me réchauffe de l'intérieur. Une envie assouvie, certes, mais ce n'est pas tout. Cette fois, il y a cette petite chose en plus qu'il n'y a pas d'habitude.

Elle bouge, s'étire, se retourne. Elle me fait face à présent, son bras droit sur mon torse. Je l'enlace et dépose un doux baiser sur son front. Elle dort toujours. Je reste là, les yeux fermés, un sourire jusqu'aux oreilles. Je voudrais que jamais ce moment ne se termine.

Pour la première fois de ma vie, je me surprends à faire des plans pour le futur. Moi qui vivais toujours au jour le jour, cela ne me ressemble pas. Je me vois avec elle pour les fêtes de fin d'année, l'invitant à la maison. Puis la tournée Zimmer. Avec elle à mes cotés, tout me semble soudain possible. Le sommet de la plus haute montagne est si simple à atteindre lorsque l'on a le bon guide avec soi.

Elle bouge à nouveau. Je la vois ouvrir les yeux. Elle me regarde. Elle me sourit et me dit « bonjour, toi ! » d'une voix douce et chaleureuse. Je lui caresse le dos.

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Voila dix minutes déjà que je suis réveillée, mais je feins toujours de dormir. J'ai les yeux fermés, pourtant je peux sentir son regard se poser sur moi. Il est derrière moi, dans mon dos. Je sens son souffle chaud sur ma nuque. Ainsi tout ceci est vrai, je n'ai pas rêvé cette nuit.

J'hésite à me retourner, mais je ne me sens pas encore prête à l'affronter. Pourtant je sais qu'il va bien falloir que je me réveille un jour. Je me donne encore cinq minutes.

Je repense à cette nuit... Comment vais-je faire pour oublier ? Va-t-il pouvoir me pardonner ?
J'ai peur ... peur d'avoir fait ce qu'il ne fallait pas ... peur d'avoir tout gâcher en une nuit. Je ne sais pas encore comment je vais justifier mon acte, comment je vais le lui expliquer. Il est si jeune, il risque de ne pas comprendre. Moi-même je suis perdue.

Qu'est-ce qui m'a pris de lui sauter dessus comme ca ? Je culpabilise comme je ne l'avais encore jamais fait. J'ai si honte. Je suis comme toutes les autres, après tout. Il n'aurait pas tort de m'en faire le reproche.

Je me décide enfin à me retourner, mais je feins toujours de dormir. Je pose ma main à tout hasard sur ton torse. Sa réaction m'indiquera dans quel état d'esprit il se trouve ce matin.

Oh mon Dieu ... Il réagit. Il m'enlace, m'embrasse le front. Sa réaction est encore pire que celle à laquelle je m'attendais. Il ne me facilite pas la tache.

Je finis par ouvrir les yeux. Il me regarde en me souriant comme encore aucun homme ne m'avait jamais souri.

# Posté le jeudi 05 juillet 2007 07:02

CHAPITRE 11

Pour cette dernière date de la tournée, et de surcroit à Berlin, Universal avait organisé une aftershow party surprise dans une des grandes salles de banquet de l'hôtel, au dernier étage. Parents et amis avaient été invités. Alicia en avait été avertie peu avant le concert. Aussi savait-elle où et quand les festivités commenceraient. Elle était chargée d'y emmener Tom sans qu'il ne se doute de rien. Saki & Co s'occuperaient des trois autres.

De retour à l'hôtel, Alicia fut informée qu'il n'y avait vraiment plus aucune chambre de libre, ni même de lit supplémentaire. Elle se voyait donc forcée de partager la chambre avec quelqu'un. Elle se disait que l'un d'eux pourrait bien avoir la galanterie de lui céder sa chambre, mais elle n'osa pas faire part de son idée.

Tom : Alors, tu sais où tu vas dormir cette nuit ?
Alicia : Non, pas vraiment. A moins que j'aille dans un hôtel pas loin d'ici.
Tom : Hors de question. Tu resteras ici, avec moi. Le lit est bien assez grand pour deux. Et comme tu as déjà pu le remarquer, je m'endors en moins de deux dès que j'ai la tête sur l'oreiller.
Alicia : Tu es sur que cela ne te dérange pas ?
Tom : Tu rigoles, j'espère ... On ne vient pas te chercher chez toi au milieu de la nuit pour ensuite te laisser dormir sous un pont.
Alicia : Merci :)
Tom : Bon, moi je vais vite prendre une petite douche. Je ne te demanderai pas de venir me frotter le dos ...

En guise de réponse, Tom reçut un coussin en pleine figure.

Tandis que Tom prenait sa douche, Alicia se changea pour l'aftershow party. Elle avait choisi un pantalon ¾ noir, ceinture dorée, avec un petit top doré court qui laissait juste entrevoir son nombril. Et pour parfaire le tout, de belles sandales, dorées elles aussi. Elle avait pris cette tenue avec elle dans ses bagages, à tout hasard, au cas où il y aurait une fête. Elle n'avait pas pensé pouvoir mettre cette tenue aussi rapidement.
Alicia n'avait revêtu que sa petite culotte et son soutien-gorge lorsqu'elle entendit la porte de la salle de bain s'ouvrir. Panique à bord.

Alicia : Attends. Ne sors pas maintenant. Je ne suis pas entièrement habillée.
Tom : Trop tard !!


Alicia se retourna en une fraction de seconde, faisant maintenant face à la fenêtre, essayant de se cacher le corps avec les coussins du sofa. Tom était mort de rire.

Tom : Ca ne sert à rien. Je vois tout de toute manière dans le miroir ! Regarde, sur ta droite...

Catastrophe !! Mais c'est qu'il avait raison, en plus. Et il se rinçait l'½il, le petit, tout en mordant son piercing. Quel petit pervers ! Alicia aurait pu mourir tellement elle se sentait mal à l'aise. Elle attrapa son corsaire et son top et les enfila en deux temps trois mouvements. Lorsqu'elle se retourna, Tom était couché sur le lit, toujours en train d'admirer le spectacle.

Tom : Je savais que ca aurait des aspects positifs de partager ma chambre avec toi .Mais alors là, ca dépasse toutes mes attentes :)
Alicia : Attends-toi ... tu ne perds rien pour attendre.
Et sur ce, elle se jeta sur le lit, et tira sur la serviette que Tom avait autour de la taille.
Tom : Héhé... raté. J'ai déjà mis mon caleçon.
Alicia : Boo. C'est pas du jeu !

Et une bataille de coussins s'en suivit.

Vingt minutes plus tard, tous deux étaient fin prêts. Tom avait revêtu son sempiternel pantalon large à moitié recouvert d'un long T-shirt descendant jusqu'aux genoux. Tandis qu'Alicia était super classe dans son ensemble, les cheveux relevés avec une mèche bouclée qui retombait. Tom ne put s'empêcher de la complimenter.

Tom : Wow. Tu es ... splendide ! J'ai l'air d'un clodo, moi, à coté, maintenant.
Alicia : Mais non. Tu es simplement... Tom. Fidèle à ton style.
Tom : Mais on a l'air complètement dépareillés ... Au fait, on va où, là ?
Alicia : Viens. Suis-moi.


Tom s'exécuta et la suivit. Alicia était vraiment une fille canon. Comment avait-il fait pour ne pas le remarquer plus tôt ?

Leur arrivée dans la salle de banquet fut remarquée par tous. Normal, ils étaient arrivés les derniers, et tout le monde attendait sur eux pour sabrer le champagne. Gustav tendit une flute à Alicia, puis une autre à Tom. Bill grimpa sur une des tables et commença son speech :

Bill : Je lève mon verre à la fin de cette tournée. La page « Schrei » est maintenant tournée, il est temps de nous préparer pour le lancement de « Zimmer ». Je tiens à remercier toutes les personnes qui nous ont aidées à faire de cette tournée une expérience inoubliable. Il n'y a vraiment rien de comparable au sentiment que l'on peut éprouver sur scène. Un grand merci à mes comparses de toujours : Georg, Gustav, je vous adore (Bill fait un geste de la main gauche sur le c½ur en les regardant). Sans oublier mon cinglé de frangin. Trop content de vivre ce rêve avec toi, Tom. Je t'aime. (clin d'½il de Bill à Tom). Et enfin, je voudrais saluer le retour d'Alicia. Je suis sure qu'aucun des gars ne te l'a avoué, mais ca a été le chaos ces deux derniers mois sans toi. Et je parle au nom de tous en disant que tu nous as beaucoup manqué. Welcome back, Alicia !
Et Bill leva à nouveau son verre. Tom, Gustav et Georg le rejoignirent sur la table.
Tous : A Alicia !!

Bill tendit la main à Alicia, et la tira vers lui. Ils vidèrent tous leur coupe d'une traite, se regardant les uns les autres. Debout ainsi sur la table, on aurait dit les mousquetaires prêtant serment au roi. Un pour tous, tous pour un. La querelle à Paris était désormais derrière eux, oubliée, enterrée. Alicia en éprouvait une joie indescriptible.

Les garçons étaient plus que contents d'avoir leurs proches avec eux. Alicia fut présentée à tout le monde. Elle avait déjà rencontré la mère des jumeaux à plusieurs reprises, mais c'était toujours un plaisir de la revoir.
Vers 1h du matin, les parents allèrent se coucher. Tous savaient très bien que leur progéniture ne pouvait ouvertement se défouler que lorsque les parents n'étaient plus dans les parages. Et ils n'avaient pas tort.

Les parents eurent à peine le dos tourné que la musique se fit plus forte et que les lumières se tamisèrent un peu. Time to party !!
Alicia fut la première à se lancer sur la piste de danse. On avait jamais besoin de l'y pousser. Danser chez Alicia était comme manger, un geste vital. Et cela se voyait dans la manière dont elle dansait. D'un geste de la main, elle invita Gustav et Georg à venir la rejoindre sur la piste. Elle finit par aller les chercher, et les poussa en avant. C'est vrai qu'ils n'avaient pas l'air très à l'aise, mais ils se laissèrent aller. Ils étaient entourés d'amis et de connaissances, donc personne pour les juger.
Alicia se retourna ensuite pour inviter Bill à venir danser à son tour. Mais il était trop tard. Il était en pleine discussion avec Silke, qui avait déboulé de nulle part. Alicia, qui s'était un peu perdue dans ses sentiments après le toast de Bill, en avait complètement oublié Silke. Dur retour à la réalité !! Coupante, comme un rasoir. Alicia se sentait comme écorchée vive ...

Tom : Ben alors, on m'invite pas à danser ?
Alicia : Mais si, j'allais justement venir te chercher.


Les morceaux s'enchainaient, tous plus rythmés les uns que les autres. Gustav et Georg commençaient à peiner, n'arrivant quasi plus à suivre le rythme. Tout le contraire de Tom et d'Alicia qui se trémoussaient dans tous les sens.
Tandis qu'elle dansait, Alicia gardait un ½il sur Bill. Mais de quoi pouvait-il bien discuter avec Silke ?? Elle lui expliquait ce qu'elle comptait lui faire au lit ce soir, au quoi ?? Alicia n'entendait pas ce qu'ils se disaient, mais elle était tout de même éc½urée par ce spectacle désolant. Elle fit une pause, alla au bar, et vida un verre de sangria cul-sec.

Tom : Hé, doucement ma petite. C'est pas du petit lait.
Alicia : J'avais soif !
Tom : Soif ou pas, faut pas descendre ca comme ca.... Y'a quelque chose qui ne va pas ?

Alicia fit un geste de la tête en direction de Bill & Silke.
Tom : Ah, je vois ... mais ce n'est pas une raison pour se laisser aller comme ca. Allez, viens plutôt danser et essaye de l'oublier. Elle ne vaut vraiment pas la peine que tu te mettes dans un tel état. Demain Bill l'aura oubliée, tu verras. Allez, viens !
Et il la prit par la main, la ramenant sur la piste de danse.
Alicia vola un autre verre au passage et le vida d'une traite. Tom n'y vit que du feu.

Le DJ enchaina avec le nouveau JT : Sexyback. De quoi faire monter la température sur la piste de danse. Pas question de danser bêtement sur une chanson pareille. Alicia donna l'exemple en débutant une danse ultra sexy, mais non vulgaire. Du coup, Gustav et Georg ne purent vraiment plus danser. Ils restèrent plantés au milieu de la piste à la regarder, comme scotchés sur place. Tom, lui, ne s'était pas fait prié deux fois et dansait avec Alicia. Serré contre elle, dans son dos, il avait ses mains autour des hanches d'Alicia. Il avait les cheveux d'Alicia qui lui caressait le visage à chaque mouvement. Quelle douceur. Et comme elle sentait bon. Tom sentait l'excitation le gagner. Il lâcha Alicia et quitta la piste de danse sur le champ. Alicia suivit ses pas.

Alicia : Où vas-tu ?
Tom : Je suis fatigué, et je ne me sens pas très bien. J'ai pas dû supporter le champagne. Mais reste seulement, et amuses-toi.
Alicia : C'est pas fun sans toi. Ils ne dansent pas les deux G, et Bill est trop occupé pour avoir remarqué qu'il y avait de la musique. Je ne veux pas danser toute seule. Autant aller dormir.


Tom aurait préféré retourner à la chambre tout seul. Il y avait ce petit quelque chose en lui qui lui disait qu'il était à deux doigts de faire une grosse bêtise si Alicia l'accompagnait maintenant. Il fallait qu'il se tienne le plus loin d'elle et qu'il évite de l'effleurer quand ils se mettraient chacun de leur coté dans le lit, et tout irait bien. Mais saurait-il se contrôler ?

Tom avait les mains moites lorsqu'il tourna la poignée et qu'il entra dans la chambre, suivi de peu par Alicia. Il se précipita dans la salle de bain, et ferma la porte à clé.

Tom : Je te laisse mettre ton pyjama tranquillement. Dis-moi quand tu es déshabillée... enfin, je veux dire, quand tu es prête.

A peine 2 minutes avaient passé quand Tom entendit le feu vert d'Alicia. Il avait lui-même enlevé son pantalon, comptant dormir en T-shirt et caleçon. Il dormait d'habitude en caleçon seulement, voir nu. Mais vu la situation de ce soir, il se voyait mal en caleçon dans le lit avec Alicia.

Tom ouvrit la porte de la salle de bain. Alicia se trouvait devant lui, belle à damner, en simples sous-vêtements. Elle se rapprocha de lui, et l'embrassa violemment sur la bouche. Au fond de lui il essayait de se convaincre qu'il fallait lui résister, la repousser. Mais il n'en fit rien. Tout au contraire. Il la serra contre lui, ses mains dans le creux de ses reins. Il ne pouvait détacher ses lèvres des siennes. Il avait rêvé secrètement de ce moment depuis le jour où il l'avait vue pour la première fois. Ils se regardèrent longuement. Le souffle court, il dessina du bout des doigts le contour de sa bouche, à présent gonflée par leurs baisers.

Tom : Es-tu bien sure que c'est ce que tu veux ? Là je peux encore essayer de me contrôler, mais si on continue, il n'y aura point de retour possible. Tu comprends ce que je veux dire ?

En guise de réponse, Alicia se remit à l'embrasser. Elle poussait des petits gémissements. Ce fut sa perdition. Il enfouit son visage dans son cou et plaqua les mains sur sa poitrine. Il sentit la rondeur de ses seins dans sa paume. Il les embrassa avec avidité, l'un après l'autre. Elle inclina la tête en arrière et s'adossa à la porte de la salle de bain. Elle avait enfoncé ses doigts profondément dans ses cheveux.
Tom la porta sur le lit. Alors qu'il continuait à la couvrir de baisers, Alicia lui enleva son T-shirt. Le contact direct de sa peau sur sa peau suffit à l'exciter encore d'avantage. Il sentait son désir grandir à mesure que les baisers d'Alicia se faisaient de plus en plus insistants. Il la sentait se courber de plaisir sous lui. Leurs caresses se firent de plus en plus intimes, l'un découvrant l'autre à tour de rôle. Bientôt, les sous-vêtements d'Alicia volèrent à l'autre bout de la pièce, tandis que le caleçon de Tom atterrit au pied du lit. Ils ne sauraient dire combien de temps leur étreinte dura; tous deux se retenaient afin de prolonger le plaisir un maximum de temps. Alicia atteignit le septième ciel en premier. Tom ne tarda pas la rejoindre. C'était l'extase complète.

Alicia resta à son coté, la tète posée au creux de son épaule. Il l'entoura de son bras, et elle passa le sien autour de sa taille.
Cette sereine intimité avait un gout exquis. Sans éprouver l'envie de dire un mot, ils semblèrent tous deux reconnaitre ce que le moment avait d'exceptionnel, de suspendu hors du temps. Et même, lorsqu'elle fut certaine que Tom s'était endormi, Alicia demeura sans bouger.
Elle n'avait pas ressenti un tel bonheur depuis des jours, depuis des mois. A la vérité, elle venait de trouver le paradis, dans les bras de celui qu'elle connaissait avant même de l'avoir rencontré. Maintenant elle en était certaine : elle venait de mettre un visage sur celui qui hantait ses rêves depuis plusieurs mois ...
CHAPITRE 11

# Posté le jeudi 05 juillet 2007 06:58